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2. Alnicola :
- chapeau petit, dans les tons de brun, lisse, rarement fibrilleux, furfuracé ou squamuleux, hygrophane - lames émarginées ou adnées, minces, brunes ou brunâtres - pied souvent relativement long et élancé - voile partiel fibrilleux, souvent fugace - sporée brune - spores amygdaloïdes ou citriformes, verruqueuses, ponctuées ou rarement lisses, sans pore germinatif - cheilocystides typiques présentes, lagéniformes ou clavées à obtusément capitées, rendant l’arête lamellaire stérile - pileipellis très variable, formé de cellules vésiculeuses ou isodiamétriques, souvent mélangées avec hyphes des filamenteuses, non gélitinisées - poussant sur sol, strictement mycorhizique souvent avec les aulnes ou les saules, souvent en milieu humide des forets ou sous arbustes, ou sur les débris, rarement dans les brûlis
2. Hebeloma :
- basidiome petit à grand - chapeau blanchâtre, alutacé, argillacé, cannelle argile, tan fauve, visqueux ou sec, lisse, rarement hygrophane - marge piléique avec restes de voile partiel - lames pâles, puis argilacées à brunâtre tan - arête lamellaire blanche, parfois exsudant des gouttelettes - pied lisse, fibrilleux ou finement écailleux, furfuracé, poudreux ou granuleux blanc à l’apex - anneau typiquement absent, mais restes fibrilleux de voile possibles - odeur souvent typique, de cacao ou raphanoïde - sporée brun terne, brune ou brun pourpré - spores ellipsoïdes, citriformes ou en amygdaliformes, lisses à verruqueuses ou rugueuses - pleurocystides absentes - cheilocystides présentes - pileipellis filamenteux, gélatinisé - poussant sur sol des forêts, mycorhizique
3. Phaeocollybia :
- basidiome charnu à subcartilagineux - chapeau conique, souvent aigu-omboné, sec à glutineux, lisse, hygrophane ou non - marge piléique incurvée - lames étroitement adnexées à presque libres, ventrues, vieux brun rouille - arête lamellaire marginée, serrulée ou érodée - pied couvert d’un cortex cartilagineux, assez cassant, souvent effilé vers la base et avec longue pseudorhize - anneau absent - sporée brune, brun ochracé, brun rougeâtre ou rouille - spores ellipsoïdes, amygdaloïdes, citriformes ou éperonnées (avec bec formé par l’apicule très long), verruqueuses, à très grandes verrues, plissées à presque lisses, plage absente ou présente - pleuro., caulo. et piléocystides parfois présentes - cheilocystides toujours présentes - pileipellis filamenteux et gélatinisé - boucles souvent présentes - poussant souvent en forêt de conifères oligotrophiques, arrivant profondément dans le sol, mycorhizique
Les Alnicola ont une sporée brunâtre, brune, brun cannelle, brun rougeâtre ou
brunâtre olivacé terne. Les basidiomes sont collybioïdes, souvent petits et peu typiques comme ceux de nombreux PCB. Le chapeau a jusqu’à 2,5(4) cm de diam. Il est conique-campanulé, campanulé, convexe ou plan, lisse, fibrilleux, pelliculeux-tomenteux, furfuracé ou souvent micacé à squamuleux, sec, souvent hygrophane, typiquement brun jaunâtre, brun rougeâtre, chamois ou brun ambre. Les lames sont adnées, sinuées, émarginées ou uncinées, minces, brunes, brunâtres, cannelle pâle à foncé ou argillacées, à arêtes frangées, blanchâtres. Le pied mesure jusqu’à 2,5 mm de largeur à l’apex. Il est égal, souvent relativement long et étroit, non fragile, typiquement cannelle brillant ou brun rougeâtre, chamois pâle à l’apex, devenant brun foncé ou presque noir vers la base. Le voile partiel laisse une zone cortinoïde pâle, souvent fugace. La chair a une odeur parfois particulière, farineuse, herbacée, florale. Les spores sont amygdaliformes, citroniques ou fusoïdes, verruqueuses, ponctuées, grenelées ou rarement lisses, à paroi épaissie, sans pore germinatif ni plage, et mesurent > 8 µm de longueur. Les basides ont 2-4 stérigmates. Les cheilocystides sont cylindriques, lagéniformes, clavées, obtusément capitées ou souvent renflées à la base et avec un long apex atténué. Le pileipellis est souvent cellulaire ou hyméniforme, formé de cellules vésiculeuses, isodiamétriques, mélangées avec des hyphes filamenteuses, ou en cutis formé d’hyphes couchées, emmêlées.
Les Alnicola poussent en groupes sur le sol, les débris, rarement sur sol brûlé, souvent en milieu humide et sous les arbrisseaux, parfois parmi les sphaignes. Ils sont souvent associés à Alnus ou à Salix et donc mycorhiziques. Ils poussent de l’été à l’automne.
Leur comestibilité est inconnue et équivaut à celle appliquée aux petits champignons bruns (PCB).
Les Hebeloma ont une sporée brunâtre sale, ochracée, argilacée, brune, brun terne, brun rouille ou brun cannelle, rarement brun rougeâtre, brun pourpré ou teintée de rosâtre. Les basidiomes sont petits à grands et charnus comme les Cortinarius. Les plus grands ont une stature tricholomatoïde. Le chapeau mesure 2-5(10) cm de diam. en moyenne. Il est souvent glabre, parfois avec restes véliques variablement dispersés, souvent au moins avec zone de fibrilles marginales, sec, subvisqueux, visqueux à glutineux, rarement hygrophane, blanchâtre, chamois, noisette pâle, alutacé, argillacé, cannelle argilacé, fauve tan, brun pâle, brun cacao ou brun rougeâtre foncé. Les lames sont adnées ou sinuées, rarement décurrentes, étroites à larges, pâles au début, blanchâtres, brunâtres ou noisette rosâtre, vite argilacées, tan brunâtre, brun grisâtre, brun cacao ou brun rougeâtre foncé, à arêtes entières, finement frangées, crénelées ou dentées, souvent blanches, exsudant souvent des gouttelettes hyalines lorsque jeunes. Le pied mesure (0,15)0,25-1,5(3) cm de largeur en moyenne. Il est centré, égal ou bulbeux, de longueur variable, charnu, plein à creux, glabre, fibrilleux ou finement écailleux, souvent pruineux-écailleux ou furfuracé blanc à l’apex, sec. Le voile partiel est ± fibrilleux, laissant une zone annuliforme supère, souvent évanescente, ou rarement un anneau submenbraneux, avec restes véliques presque absents, copieux ou variablement dispersés sous cette zone. La chair piléique est hyaline à jaune en Melzer, parfois orangée à rouge brillant et alors pâlissant rapidement. Elle a une odeur et une saveur souvent typiques, telles que raphanoïde ou de cacao. Les basides sont clavées, typiquement à 4 stérigmates, rarement avec inclusions telles que globules hyalines. Les spores sont ovoïdes, ellipsoïdes, phaséoliformes, presque citroniques à inéquilatérales ou avec apex ± rostré vu de profil, lisses, verruqueuses, rugueuses ou réticulées en microscopie électronique, sans pore germinatif, typiquement pigmentées. Les pleurocystides sont souvent absentes et les cheilocystides typiquement abondantes, de formes variées, clavées, fusoïdes-ventrues, allongées-clavées, allongées-capitées, rarement filamenteuses et à paroi épaisse. Les caulocystides sont ± semblables aux cheilocystides ou plus longues. La trame lamellaire est formée d’hyphes parallèles, plus étroites près du subhyménium que du médiostrate. Le subhyménium est formé d’hyphes filamenteuses étroites, rarement avec cellules enflées. Le pileipellis est un ixocutis ou ixolattice simple, plus rarement un ixotrichoderme, formé d’hyphes filamenteuses couchées, emmêlées ou dressées, gélatinisées, typiquement 1,2-3 µm de diam. et souvent bouclées. L’hypoderme est absent ou bien formé, celluleux ou hyphoïde. Les Hebeloma poussent sur sol des forêts de feuillus et de conifères, en tant que mycorhiziques, sur dunes de sable, sols perturbés ou sur rives ou zones inondées des cours d’eau, solitaires, grégaires à cespiteux, du printemps à l’automne. La comestibilité de la majorité des espèces est inconnue, certaines étant toxiques, telle que H. crustuliniformis.
Les Phaeocollybia ont une sporée cannelle pâle, brun ochracé ou brun rouille. Ils forment un petit genre assez facile à reconnaître, mais dont les espèces sont parfois ressemblantes. Les basidiomes sont petits à moyens, charnus ou subcartilagineux. Le chapeau mesure 1-8 cm de diam. en moyenne. Il est souvent conique ou ± convexe et avec ombon aigu, lisse, brillant, sec, collant, visqueux ou glutineux, hygrophane ou non, de divers tons de bruns, brun rosâtre, brun rouille, brun foi, brun olivacé-verdâtre. La marge est enroulée ou fortement incurvée au début. Les lames sont étroitement adnexées, presque libres ou très émarginées, ventrues, étroites à très larges, pâles, lilas, violettes, brun rouille terne ou cannelle. Le pied est souvent atténué vers la base et présente une longue pseudorhize souvent enfouie dans l'humus. Il est recouvert d’un cortex cartilagineux. Les voiles sont absents. La chair est cassante. Les spores sont ellipsoïdes, amygdaliformes ou citroniques, presque lisses, verruqueuses, ruguleuses ou finement plissées, sans pore germinatif ni plage. Les pleurocystides, caulocystides et piléocystides sont parfois présentes. Les cheilocystides sont toujours présentes. Les boucles sont souvent absentes. Les Phaeocollybia poussent en amas denses sur sol des forêts, souvent autour des souches ou dans humus, souvent sous conifères des forêts oligotrophes, de la fin-été à l’automne. Leur comestibilité est très peu connue.
Le nombre d’espèces du genre Hebeloma a beaucoup évolué depuis les monographies publiées. C’est un genre difficile à circonscrire. Leur identification est presque impossible sans microscopie. Des caractères traditionnaux tels que coloration terne, odeur typique, lames exsudant des gouttelettes, apex du pied floconneux et sporée plutôt café au lait ou grisâtre suffisent à peine pour séparer les complexes d’espèces. Elles sont frustrantes et peu engageantes à prime abord.
Les Alnicola passent souvent pour de simples et d’autres PCB si on ne s’intéresse pas à leur hiérarchie taxonomique, aux spores et aux cystides particulières qu’ils présentent.
Voici trois références importantes :
Le genre Alnicola (Cortinariaceae, Hebelomeae). De la classification traditionnelle à la systématique moléculaire (avec clé expérimentale des Alnicola européens), 2007. Moreau, Pierre-Arthur.
The genus Hebeloma, 2005. Vesterholt, Jan.
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